Le grand calendrier GEO 2020

C'est un réflexe, presque un cérémonial. Déployer chaque mois la page du calendrier Geo.

Le poète John Yeats a dit que "la poésie de la Terre ne meurt jamais !". Depuis 40 ans, nos photographes et nos reporters, Geo, prouvent qu'il avait raison.

Eric Meyer, Rédacteur en chef de GEO

Découvrez un extrait exclusif du grand calendrier GEO 2020
– Édition limitée –

Le grand calendrier GEO 2020 - En pleine nature, Matins du monde par Olivier Grünewald

Geo vous invite à faire un tour du monde imagé, à la rencontre de paysages sauvages, parfois méconnus. Ces photographies de Olivier Grüneweld vous permettent d'explorer des paysages naturels préservés de toute présence humaine. Admirez le monde au lever du jour !

Format géant : 60 x 55 cm

Introuvable dans le commerce

Tirage limité !

42,70 € au lieu de 44,90 €

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Horseshoe Bend, Arizona, États-Unis

Avant la mise en eau du barrage de Glen Canyon, le fleuve Colorado charriait près de 500 000 tonnes de sédiments et de débris rocheux par jour. Sa puissance lui permettait d’entailler les épaisses couches de grès en de larges méandres, comme le fer à cheval presque parfait de Horseshoe Bend en Arizona. Ce fleuve majestueux a forgé le pays des canyons de l’Ouest américain. Quand l'ensemble du plateau du même nom a commencé à se soulever et à s'élever en altitude pendant l'édification des montagnes Rocheuses, son cours s’est progressivement encaissé, profitant des zones de fractures et des moindres faiblesses de la roche.

Le Colorado s'enfonce aujourd'hui dans un empilement de roches sédimentaires, sur une distance de plus de 1000 kilomètres depuis le nord-est de la ville de Moab, dans l'Utah, jusqu'au Lac Mead, non loin de Las Vegas. Son entaille atteint des profondeurs vertigineuses au coeur du parc national de Grand Canyon. Là, tout est démesure, comme l'énormité du temps piégé dans l'empilement de ses strates.

Anse Source d’Argent, Île de la Digue, Seychelles

Sur la plage d’Anse Source d’Argent à la Digue, la marée descendante dégage progressivement les roches sombres et cannelées par les vagues. L’île de la Digue est l’une des 115 qui constituent l’archipel des Seychelles situé au nord-est de Madagascar. Les plus septentrionales, dites « îles intérieures », – on en compte 41–, ne sont que des miettes de croûte océanique semées lors de la fragmentation d’un super continent, le Gondwana, pendant l’écartement des plaques tectoniques indiennes et africaines.

Ces raretés géologiques se dressent au milieu de l’océan Indien. Les 74 autres s’égrènent en direction de l’Afrique orientale. Leur altitude ne dépasse pas quelques mètres. L’ensemble des terres émergées ne représentent qu’1% du territoire seychellois, quand son environnement marin s’étend lui sur 1 400 000 km2. Les écosystèmes insulaires de l’archipel sont restés à l’écart des grands courants évolutifs et des mélanges génétiques. Leur biodiversité avec plus de 1200 espèces endémiques, en particulier parmi la faune aviaire, est remarquable.

Uluru, Territoire du Nord, Australie

Immuable et imposant inselberg surgi au milieu du bush australien, Uluru se pare des couleurs du temps et du ciel. Noir dans l’ombre des nuages, luisant sous la pluie, il rougit à l’aube et s’embrase à nouveau au couchant, avant de s’éteindre dans la nuit. Le rocher est le vestige de dépôts marins compressés et bousculés par de puissants mouvements tectoniques. Plissée puis redressée, la couche sédimentaire réapparaît 60 kilomètres plus loin pour former les monts Kata Tjuta.

Uluru porte le poids des mythes et légendes. Plus que sa stature elle-même, les fissures de la roche, ses stries, ses écailles façonnées par l’érosion racontent au peuple pitjandjara, gardien du désert central australien, le voyage de leurs ancêtres mythologiques qui façonnèrent Uluru, pendant le Temps du Rêve. Rétrocédé en 1985 aux Pitjandjara, signant ainsi la souveraineté des Aborigènes sur leurs lieux d’origines, Uluru est devenu le symbole de la lutte et de la reconnaissance culturelle aborigène.

Olivier Grünewald sillonne les espaces sauvages de la planète, depuis plus de trente ans. Il guette des lumières magiques, capte les instants fugaces de la vie animale et se passionne pour les volcans en éruption.
Pour Olivier, photographier est autant un but qu’un prétexte pour s’immerger au cœur des forces de la Création. Lauréat de la fondation de la Vocation, primé 4 fois par le World Press Photo, il est auteur avec sa compagne Bernadette Gilbertas de nombreux beaux livres et réalise des documentaires. Son dernier film, « Dallol, aux frontières de la vie » a pour vocation d’inciter les autorités éthiopiennes à protéger ce site unique.

Le mot du rédacteur en chef

Madame, Monsieur,

C’est un réflexe, presque un cérémonial. Déployer chaque mois la page du calendrier Geo, celle qui ouvre sur l’image suivante. Voilà, à chaque fois, une fenêtre qui s’ouvre sur le monde. Vers une forêt, un lac, un delta, une montagne… Cette année, plus précisément un volcan en Ethiopie, la célèbre Vallée de la Mort ou encore la Grande Barrière de corail photographiés au lever du jour pour offrir un spectacle magnifique.

Tous ces tableaux que le calendrier Geo dispose sur l’année ont ceci de commun qu’ils nous disent que, malgré les assauts des hommes et leurs erreurs, les pollutions et les déchets, la Terre est magnifique et reste à découvrir, tout près de chez nous ou ailleurs, loin de notre géographie habituelle. Le poète John Yeats a dit que « la poésie de la Terre ne meurt jamais ». Depuis 40 ans, nos photographes et nos reporters, à Geo, prouvent qu’il avait raison.

Eric Meyer, rédacteur en chef de GEO